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Si tu entends des voix, méfiance !

Ryan Reynolds et mon nouvel ami, Monsieur Moustache

Ryan Reynolds et mon nouvel ami, Monsieur Moustache

Dans The Voices (2014), premier film américain de Marjane Satrapi, l’irrésistible auteure de Persépolis et de Poulet aux prunes, Jerry est un employé qui travaille dans une fabrique de baignoires, dans une petite ville des Etats-Unis, Milton. Considéré comme bizarros par ses collègues de boulot, on voit que le garçon a des retards à l’allumage dès les premières minutes du film. Au début on est déconcerté par la façon de parler des personnages, quand ils sont à l’usine, dans leurs salopettes roses. On se rend compte que quelque chose cloche, oui mais quoi ? On est entre Twin Peaks et Steak de Quentin Dupieux. Alors on s’intéresse à Jerry, qui n’est pas trop à l’aise dans sa relation aux autres, et une fois arrivés chez lui, on se rend compte que le mec parle à ses deux animaux domestiques : un chien sympathique qui s’appelle Bosco, et un chat roux, genre ultra dominant et agressif comme je les aime, qui lui s’appelle Monsieur Moustache. Et c’est à partir de ce moment que ça va partir en vrille… Car Jerry a quand même un problème, et de taille, il entend des voix, et ce n’est pas ses visites chez sa psy qui vont l’aider. A partir de ce postulat (on voit le monde environnant à travers les yeux innocents et candides de Jerry) on attend avec jubilation que ça dérape, et quand les scènes macabres déboulent, tout cela est tellement bien mis en place, qu’on prend un plaisir sadique à voir ce pauvre Jerry, sociopathe de première bourre quand même, faire du mal sans le faire exprès. Les séquences avec Monsieur Moustache et Bosco sont drolatiques à souhait, et puis surtout le cast est phénoménal : Ryan Reynolds n’a jamais été aussi bon, et Gemma Aterton et Anna Kendrick (mon dieu que j’aime cette actrice !) sont à tomber ! Marjane Satrapi, en nous offrant sa vision très caustique mais non dénuée d’humour de l’Amérique profonde (les laissés pour compte du miracle économique), a parfaitement réussi son film. C’est à la fois drôle, méchant et attachant. Oh comme j’aimerai qu’on arrive à faire des films comme celui-là ici aussi, et non pas toutes ces comédies dramatiques prétentieuses ou ces conneries populaires qui n’ont pour seul intérêt qu’alimenter la pompe à fric. Alors qu’est-ce que vous attendez, vous, les étudiants de l’ESAV à Toulouse, de Louis-Lumière, de la Femis, de la cité du Cinéma ou de l’ESRA à Paris ? Remuez-vous bon sang, on attend vos films avec impatience !!

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