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Creed II : l’année commence sur un ring de boxe

Creed_II_Teaser_Poster_USA_2_big Ce qui est fascinant avec la saga du boxeur Rocky Balboa, initiée en 1976 avec Rocky de John G. Avildsen, et interprétée par Sylvester Stallone dans tous les films – qui est aussi scénariste des six premiers et réalisateur sur certains comme Rocky II (1979), Rocky III, l’œil du tigre (1982), Rocky IV (1985) et Rocky Balboa (2006) – c’est que chaque épisode donne une épaisseur supplémentaire à l’ensemble.

Ce n’est pas seulement une franchise qui a été initiée voila 43 ans, et qu’il est de bon ton de réactualiser de temps en temps en suivant les péripéties de la boxe professionnelle, dans notre vrai monde. Non, la saga Rocky, une des plus aimées du public depuis tout ce temps, et plébiscitée à travers les époques par des gamins qui découvrent la complexité et les enjeux du noble art par son intermédiaire, est par conséquent bien plus que cela : elle nous permet de retrouver des personnages familiers qui ont eu le temps de s’installer dans nos vies, et pour lesquels il est facile d’avoir un grand attachement.

Jamais Sylvester Stallone ne fut aussi bon comédien que dans les Rocky, même dans les moins bons de la saga. Et la cure de jouvence amorcée en 2015 dans Creed : L’héritage de Rocky Balboa, réalisé par Ryan Coogler, relança cette épopée de la plus belle des manières.

En faisant du fils d’Apollo Creed, le légendaire champion de boxe qui donna du fil à retordre à l’étalon italien dans les 2 premiers films, le nouvel intrant qui allait donner un nouveau souffle à toute cette affaire, on assistait à la naissance d’un héros noir américain qui devait faire fi de son héritage posthume pour se faire un nom bien à lui sur le ring, où seule la justesse et la puissance des coups donnés et placés importe. Et cela avec l’aide d’un vieux boxeur autrefois adulé, mais aujourd’hui seul, vieillissant, malade et revenu de tout. Dans Creed II (2019) de Steven Caple Jr., le jeune Adonis Creed s’est enfin fait un nom, et est en passe de devenir le nouveau champion du monde des lourds que l’Amérique attend. Il file le parfait amour avec Bianca, sa petite amie, a toujours comme mentor et ami Rocky, mais ce train-train va être mis à mal par un promoteur qui veut organiser un combat entre lui et Viktor Drago, le fils du redoutable Ivan Drago qui avait tué son père sur le ring. Et que Rocky avait du affronter sur ses terres en URSS lors d’un match titanesque qui n’avait pas peu fait pour la renommée du boxeur de Philadelphie. Alors aujourd’hui le fils n’a qu’une envie, légitime : affronter le propre fils du meurtrier de son père. Mais Rocky, le coach et ami, n’est pas d’accord, et pour cause… Et c’est ce qu’il dit à Adonis : « Quand un boxeur n’a rien à perdre, il devient dangereux ».

C’est sur cette trame, principalement basée sur les désordres de la filiation et l’impossibilité de faire sereinement son deuil, que Creed II déroule sa plasticité, avec des scènes de combat majestueuses qui nous prennent à la gorge à chaque fois que les gants des boxeurs se fracassent sur leurs adversaires. La dramaturgie est la même que celle des épisodes précédents, et c’est aussi pour cette raison qu’on aime passionnément cette saga, on s’y retrouve en terrain connu, nul postmodernisme ici, personne ne cherche à faire le malin, et surtout pas le réalisateur Steven Caple Jr., nouveau venu dans le cycle, qui s’acquitte de sa tâche avec talent et humilité, deux notions qui ont bien du mal à aller de pair aujourd’hui. Cette saga devient meilleure à chaque nouvel épisode, ce qui n’était pas le cas avec le quand même sous-estimé Rocky V (1990) qui voyait John G. Avildsen reprendre les rênes de la mise en scène sans en faire un opus marquant. Mais ce sont aussi les moments de faiblesse dans certains des épisodes du cycle qui en font un moment précieux de notre cinéphilie.

Les champions de boxe passent, mais les Rocky, les Creed, et les Drago restent au firmament.

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