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Les facéties d’Axel Foley

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Dans Le Flic de Beverly Hills (1984) de Martin Brest, le célèbre comique américain mis en orbite dans le  Saturday Night Live, Eddy Murphy, incarne un policier décontracté de Detroit. Même s’il foire une mission rocambolesque d’interception de dealers, au début du film, il nous est dit qu’Axel Foley, son personnage, est un bon flic, mais peu respectueux de la hiérarchie, et n’en faisant qu’à sa tête. Si bien que son supérieur hiérarchique lui ordonne de prendre des congés, afin de ne pas faire d’une enquête à venir une vengeance personnelle. Puisque son ancien ami d’enfance vient de se faire tuer sur son palier, alors qu’il était en sa compagnie au retour d’une soirée arrosée. S’étant fait assommer par les tueurs pendant que son ami prend une balle dans la tête, Axel Foley n’a qu’une idée en tête, celle de retrouver le commanditaire de ce lâche assassinat, puis de lui faire payer au prix fort. Foley accepte de prendre ses congés et file à Los Angeles, dans le quartier huppé de Beverly Hills, pour mener son enquête. Son ami y travaillait comme gardien dans une galerie, propriété d’un magnat des affaires pas très net. Très vite, le policier de Detroit devine qu’on se sert des coffres en bois qui transportent les œuvres d’art, pour y dissimuler de la drogue ; qu’on stocke ensuite dans un entrepôt des douanes, en refilant des bakchichs aux agents pour qu’ils ne contrôlent pas les colis. Mais Axel Foley doit vite rendre compte aux policiers du coin…

Voici, à peu près, la manière dont on fit connaissance, dans les années 80, avec ce personnage génial de flic à la coule. Lequel allait accompagner nos années de collège. D’ailleurs, en 1987, sortait Le Flic de Beverly Hills II, un épisode encore meilleur, mis en scène par le regretté Tony Scott, dans lequel Axel Foley, cool à mourir, avait fort à faire pour mettre hors d’état de nuire la sculpturale Brigitte Nielsen.

Il fallut attendre 7 ans de plus pour voir un 3° épisode réalisé par notre ami John Landis, dont l’action se déroule entièrement dans un parc d’attractions, et qui ne démérite pas par rapport aux 2 autres.

Cette trilogie se revoit avec un égal plaisir, car le cabotinage d’Eddy Murphy était toujours au service du personnage, dans chacun des 3 films. Et son interprétation n’empiétait pas sur l’intrigue policière grand public, tout y était judicieusement dosé. Comme d’ailleurs les 3 premiers L’Arme fatale de Richard Donner (1987, 1989 et 1992) avec son duo de flics incorrigibles et attachants (Mel Gibson et Danny Glover) et les 3 premiers Die Hard avec le très charismatique Bruce Willis à l’époque dans la peau du flic new-yorkais John MacClane, lui aussi particulièrement cool. La série du Flic de Beverly Hills était avant toute chose un spectacle cinématographique fort distrayant, amusant et décontracté, véhicule idéal pour une vedette comique qui, à partir de là, aurait dû écraser la concurrence sur sa route. Mais le miracle n’a pas eu lieu. Parmi la cohorte des prétendants au titre de King of Comedy, en plein milieu des années 80, Eddy Murphy était en train d’asseoir sa réputation d’entertainer n°1 à Hollywood. Une série de films miraculeux en avait fait le chouchou du public : 48 heures (1983) et 48 heures de plus (1990) de Walter Hill (en duo avec Nick Nolte), Un fauteuil pour deux (1983) de John Landis, avec Dan Aykroyd, ou encore Un prince à New York (1988) de John Landis, toujours lui.

Mais ensuite, trop de mauvais choix, excepté Les Nuits de Harlem qu’il réalise en 1989, et Le Flic de San Francisco (1997) de Thomas Carter, qui est particulièrement sombre et désespéré, l’ont définitivement rayé de la carte des bons comédiens US encore au sommet au début du XXIe siècle. Et c’est dommage car Eddy Murphy aura incarné mieux que personne ce personnage de jeune mec attachant et terriblement marrant, que tous les hommes rêvaient d’avoir comme ami, et toutes les femmes (ou à peu près) comme amant.

L’ultra compétitivité du système hollywoodien ne permet guère que les carrières durent longtemps. Une dizaine d’années tout en haut de l’affiche, ce n’est déjà pas si mal, non ?

à suivre…

 

 

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