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Le deuxième siècle du cinéma commence maintenant

S’il veut survivre à ce qui se passe partout dans le monde depuis 4 mois, le cinéma doit se réinventer. Et pas qu’un peu, mais de fond en comble.

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La pandémie de Sars-Cov-2 qui nous touche sur l’ensemble de la planète a redistribué les cartes. Tous les secteurs de l’activité humaine ont été impactés, durement abîmés. Le monde de l’art, de la culture, n’échappera pas à une complète remise en question de ses modèles à la fois esthétiques et économiques ; ni non plus à une refonte de son fonctionnement, qui depuis trop longtemps ostracise, met de côté, corrompt et infantilise. Aujourd’hui, dans le monde vicié de l’art et de la culture, quelque chose s’est fracassé contre le réel : les baronnies, les chasse gardées, les prébendes aristocratiques, tous les fiefs autrefois avantageusement partagés entre gens de bien (les dynastes autoproclamés), sont en passe de fondre comme neige au soleil.

Ce qui est paradoxal c’est que quelques mois avant le déclenchement de l’épidémie, qui a débuté à Wuhan, en Chine, un film de cinéma asiatique, venant de Corée du Sud, connaissait un succès mondial, à la fois populaire et critique. Ce film, Parasite (Corée du Sud, 2019), réalisé par Bong Joon Ho, avait obtenu la Palme d’or au Festival de Cannes 2019 ainsi que les très courus Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur film étranger (lors de la 92° cérémonie des Oscars du cinéma du 9 février 2020, qui se tenait au Dolby Theatre à Los Angeles).

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Parasite avait suscité un émoi considérable car son réalisateur avait réussi le tour de force de marier une mise en scène virtuose à un remarquable sens du récit ; il s’agissait d’un stratagème filmique qui vous happait et ne vous lâchait plus. Cela voulait dire qu’il y avait encore de la place dans nos salles de cinéma adorées pour des films exigeants qui aidaient à penser le monde. Qui nous aidaient à mieux appréhender cet univers quotidien parfois cruel, parfois sinistre, qui faisait désespérer la plupart d’entre nous. Parasite est une œuvre cinématographique tellement belle, tellement touchante, qu’elle a ouvert la voie au deuxième siècle du cinéma. En mettant ses pas dans ceux d’un illustre prédécesseur, qui à mon sens, est le tout premier chef d’œuvre, plein et entier, de ce deuxième siècle d’existence du cinéma, que nous appelions de nos vœux : il s’agit du sublime The Assassin (Taïwan/Chine/Hong-Kong/France, 2016) de Hou Hsiao-hsien.

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à suivre…

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