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Notre empire des rêves : à propos de « Star Wars »

Star Wars À mon sens la première trilogie Star Wars reste inégalée aujourd’hui (en juin 2021) car elle a respecté un ordre chronologique précis : 3 années entre chaque nouveau film. 1977 = le tout premier Star Wars sort sur les écrans de cinéma ; 1980 = L’Empire contre-attaque lui succède ; et enfin 1983 = Le Retour du Jedi clôt en majesté la trilogie. 

Remontons un peu dans le temps, jusqu’au début des années 1970 à Hollywood : George Lucas, quand il est étudiant en cinéma à USC (University of South California), réalise un film de fin d’études sous la supervision de son professeur Irvin Kershner. Ce dernier l’encourage à le développer pour en faire un long-métrage de cinéma. En même temps, un autre jeune cinéaste brillant, Francis Ford Coppola, approche George Lucas et décide de produire son « petit film » avec sa propre société de production American Zoetrope. Ainsi THX 1138, le premier long-métrage de George Lucas sort sur les écrans en 1971 et fait parler de lui.

Si bien que le patron de la 20th Century Fox, Alan Ladd Jr, s’intéresse à lui et décide de l’avoir dans son écurie. George Lucas enchaîne ainsi avec la réalisation de son 2e long-métrage, lequel évoque ses souvenirs d’adolescence : il s’agit d’American Graffiti (1973) qui prouve que ce jeune réalisateur peut mettre en images, en son et en musiques une comédie extrêmement bien ficelée et audacieuse. Et cela juste après avoir mis en boîte un film de S.-F. dur et expérimental qui a décontenancé le public.

En misant sur George Lucas Alan Ladd Jr a senti tout le potentiel extraordinaire du jeune homme. C’est pourquoi il accepte de financer le projet suivant de son poulain après avoir lu un premier traitement de 14 pages intitulé The Star Wars. Le budget alloué à ce projet se monte à 100 000 dollars seulement. Les choses vont alors s’enchaîner très vite dès la signature du contrat de mise en pré-production.

To be continued…

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Ciné 80 : [#1] « Runaway Train »

Jon Voight aux prises avec la furie des éléments déchaînés contre lui.

Jon Voight aux prises avec la furie des éléments déchaînés contre lui.

Quand il accepte de mettre en scène Runaway Train (États-Unis, Northbrook Films, 1985) sur un script d’Akira Kurosawa pour le compte de la Cannon, fondée en 1979 à Hollywood par les producteurs israéliens Menahem Golan et Yoram Globus, le soviétique Andrei Konchalovsky, qui est diplômé de l’École de cinéma de Moscou en même temps que son ami Andreï Tarkovski, a déjà réalisé un film aux États-Unis. Il s’agit de Maria’s Lovers (États-Unis/Israël, The Cannon Group, 1984) qui met en vedette Nastassja Kinski, alors âgé de 23 ans, dans le rôle de Maria Bosic ; à cette époque la fille de Klaus Kinski est une actrice incandescente qui a transcendé le cinéma des années 1970 et 1980 à travers ses performances exceptionnelles dans ce film du réalisateur soviétique et dans Tess (Royaume-Uni/France, Renn Productions, 1979) de Roman Polanski, La Féline (Cat People, États-Unis, RKO & Universal Pictures, 1982) de Paul Schrader et Paris, Texas (République fédérale d’Allemagne/France/Royaume-Uni/États-Unis, Argos Films, 1984) de Wim Wenders.

Cette fois Andrei Konchalovsky s’attaque à un pur film d’action et d’aventures ferroviaires. Dans les décors glacés naturels de l’Alaska (il faisait – 35° au moment du tournage) on assiste à l’évasion de 2 détenus d’un pénitencier de Haute-Sécurité. Manny, un prisonnier-vedette qui a osé défier le directeur sadique de la prison, Ranken, et Buck, un jeune blanc-bec champion de boxe, ont mangé de la vache enragée. Ils réussissent, en provoquant des émeutes violentes au sein du pénitencier, et après quelques péripéties enneigées, à sauter dans un train de marchandises massif qui fend les étendues glacées comme d’autres frayent avec le mauvais œil.

Mais au moment où nos deux lascars se croient tirés d’affaire et en chemin (ou plutôt sur rails) vers la liberté, le conducteur du train meurt d’une crise cardiaque. Le train, incontrôlable, prend de plus en plus de vitesse, les freins lâchent, les aiguilleurs, désemparés, s’engueulent, et Manny et Buck assistent impuissants, de l’intérieur, à cette folle embardée (à plus de 136 km/h) dans ce paysage sublime et hostile de l’Alaska.

Nos 2 personnages sont pris au piège, et vont devoir recueillir, avec réticence au début, la mécanicienne du bord, jouée avec beaucoup d’entrain par cette excellente actrice que nous aimions énormément pendant les années 1980 et 1990 : Rebecca De Mornay [elle avait notamment joué Milady dans le remarquable Les trois mousquetaires (The Three Musketeers, Autriche/Royaume-Uni/États-Unis, Walt Disney Pictures, 1993) de Stephen Herek]. Ces trois alliés de circonstance vont devoir défier le piège à grande vitesse qui menace de les engloutir, pour notre plus grand plaisir…

À suivre…

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