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Quand l’anarchie se matérialisait en musique : « Pistol » (2022)

Le quatuor à ses débuts, vers 1976, quand Sid n'avait pas encore rejoint la formation.

Le quatuor à ses débuts, vers 1976, quand Sid n’avait pas encore rejoint la formation.

Pour s’attaquer à un monument de la musique populaire anglaise de la fin des années 1970, il fallait avant tout réunir une brochette de comédiennes et de comédiens exceptionnels. Pour la production, diligentée par la chaîne FX Network, il ne fallait pas se louper : car pour interpréter Sid Vicious, John Lydon, Steve Jones, Paul Cook, Glen Matlock et Chrissie Hynde il fallait des jeunes gens à la hauteur. Et la première chose que l’on constate en visionnant les 6 épisodes de Pistol c’est que chacun d’entre eux incarne avec justesse – et un charisme fou – cette pléiade de jeunes voyous qui révolutionnèrent l’espace musical anglo-saxon en une poignée d’années seulement (de 1976 à 1979 environ, pour faire court).

Assister, bien que de manière fictive, à l’audition d’un John Lydon pour le poste de chanteur, qu’on croirait tout droit sorti d’un centre de redressement, alors qu’il n’y a pas plus fils à maman que ce charmant garçon, ou encore voir se nouer une relation d’estime réciproque entre le voyou au grand cœur Steve Jones et la future reine de la rock music Chrissie Hynde, qui n’a pas encore rencontré ses Pretenders, donne le tempo d’une série qui reprend le flambeau là où l’avait laissé choir Martin Scorsese à la fin du dernier épisode de la première et ultime saison de Vinyl (États-Unis, HBO, 2016).

Pistol (États-Unis, FX Productions, 2022) est une mini-série en 6 épisodes qui retrace le parcours fulgurant des Sex Pistols, le groupe de punk définitif diront certains. Mouais, diront certaines autres qui préfèrent assurément The Clash, The Damned ou The Stranglers.

Question de goût et d’éducation aussi, assurément. Car suivre tous ces groupes en concert, entre 1976 et 1980, à Londres puis dans le nord de l’Angleterre, quand ils partaient en tournée, relevait du sport de combat, tant les anti-punks et anti-punkettes étaient légion en Albion.

C’est de cela que parle Pistol, cette série réalisée par Danny Boyle basée sur les mémoires du guitariste Steve Jones (vous pensez qu’il est objectif le bougre, mouais, allons donc mes ladies !), qui règle quelques comptes quand même avec le milieu sordide de la musique qui vend beaucoup de disques à des kids qui n’ont tout simplement pas les moyens de se les acheter.

Mais ne boudez pas votre plaisir : one, two, three, four… Here’s the Sex Pistols !

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Les Doigts Nylon enchantent notre été

De gauche à droite : Enrique, Pascal et Thomas.

De gauche à droite : Enrique, Pascal et Thomas.

Hier soir (le jeudi 26 août 2021 à 21h00) Les Doigts Nylon se sont produits sur la scène du Pub irlandais & celte de Jégun, sous les arcades de la jolie place fortifiée du village, dans le département du Gers.

À partir de 21 heures nous avons écouté le chant puissant des trois guitares espagnoles, qui, chacune à leur façon, ont déroulé des histoires chères au cœur et à l’âme andalouses. Les Doigts Nylon c’est la réunion de trois guitaristes exceptionnels qui ont décidé d’œuvrer ensemble à la valorisation du patrimoine musical exceptionnel des terres ibériques, et en particulier de celles de l’Andalousie. Mais il ne s’agit pas ici de folklore, ou de muséification musicale insipide, dans la mesure où chacun des 3 musiciens possède une solide et riche expérience d’interprète-soliste, seul, ou accompagné dans d’autres formations musicales pointues. 

De gauche à droite : Pascal et Thomas rendent hommage à la belle et grande musique espagnole.

De gauche à droite : Pascal et Thomas rendent hommage à la belle et grande musique espagnole.

Les Doigts Nylon regroupe donc Pascal Thibaut, Thomas Laburre et Ludovic Lescaut. Ils jouent ensemble depuis assez d’années pour ne pas avoir besoin de recourir aux subterfuges de la virtuosité ou de la nonchalance. Non, Les Doigts Nylon vivent intensément leur musique, et il faut absolument les voir et les entendre jouer tous les 3 ensemble pour se rendre compte à quel point la musique espagnole est une maîtresse difficile et redoutable, et surtout exigeante.

Hier soir il manquait Ludovic à l’appel, il a été remplacé pour ce concert à Jégun par le musicien toulousain Enrique.

Les doigts Nylon ont enregistré un disque en 2017, qui contient 4 titres, et qui est une pure merveille : son titre est Tierra Yerma et les 4 morceaux qui le composent sont époustouflants, emplis à la fois de tristesse, de gravité mais aussi de fulgurances instrumentales (le toucher des guitares est particulièrement soyeux et voluptueux) qui en font véritablement un disque de chevet. Je vous le recommande chaleureusement.

J’aime énormément ce groupe de musique espagnole qui a pour nom Les Doigts Nylon, et plus que tout j’aime la simplicité et la gentillesse de ces 4 garçons dans le vent : Pascal, Thomas, Ludovic et Enrique.

Merci pour ce beau moment de partage, qui en appelle d’autres, nombreux, à venir.

 

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Jazz in Marciac 2021 : L’irrésistible Robin McKelle

Robin McKelle en concert sur la scène du chapiteau de Jazz in Marciac le samedi 24 juillet 2021.

Robin McKelle en concert sur la scène du chapiteau de Jazz in Marciac le samedi 24 juillet 2021.

Le célèbre festival Jazz in Marciac a démarré sa 43e édition le samedi 24 juillet 2021 avec le concert incandescent de la vocaliste Robin McKelle.

Cette immense chanteuse a démarré son concert, entouré de ses trois musiciens américains (le pianiste Shedrick Mitchell, le bassiste & contrebassiste Eric Wheeler et le batteur Charles Haynes) avec une reprise d’Amy Winehouse, pour commémorer les 10 ans de la disparition (le 23 juillet 2011 exactement) de la Soul Sister londonienne. Ensuite Robin McKelle et ses 3 musiciens de haut rang ont dévoilé les chansons majestueuses (9 reprises de vocalistes féminines + 1 composition originale) de son nouvel album consacré aux femmes, et baptisé Alterations (Membran/Sony, 2021).

Alors, en plein cœur de la bastide gersoise, la magie a opéré sous le chapiteau mythique de JIM, et nous avons retrouvé une artiste en très grande forme. C’est en écoutant cette voix puissante, affirmée, qui compte parmi les plus belles de la musique jazz contemporaine, que nous pouvions nous dire que nous avons vraiment de la chance, d’assister à cet émerveillement musical, chaque été recommencé, dans notre département rural. Le pari fou initié à la fin des années 1970 par le saxophoniste Guy Laffite et la légende Dizzy Gillespie, est devenu au fil des années une référence majeure en matière de jazz.

Citons, pour conclure, les mots qui sont ceux de JIM pour présenter la chanteuse originaire de Rochester, aux États-Unis, âgée de 45 ans : Robin McKelle « a une voix puissante de contralto, des inflexions proches de la musique noire, une mise en place impeccable, un sens aigu du swing. Elle se situe dans la lignée des grandes, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Dinah Washington. » De plus « elle a une voix ductile, bien timbrée, une diction claire, le sens du swing et un glamour qui lui appartient en propre« .

Après cette prestation inoubliable ce fut au tour de Kimberose de prendre le relais, pour nous emmener au bout de la nuit (son set s’est terminé vers 1h30 du matin). Cependant, comme la musique jouée par l’adorable Kim Kitson Mills et ses 4 élégants musiciens (le guitariste Paul Parizet, le claviériste Timothée Bakoglu, le bassiste Jérémy Louwerse, le batteur Rémi Ferbus) et sa merveilleuse choriste, Prisca Vua, m’est totalement inconnue, je ne me sens pas compétent pour vous en parler. J’ai surtout remarqué qu’il s’agit d’une musique plutôt R’N'B, qui intéresse les beaucoup plus jeunes que moi (je suis à peine plus âgé que Robin McKelle, pour vous situer les choses). Cependant la demoiselle possède une belle énergie et était à l’aise car elle communiquait beaucoup avec le public. Et elle reconnaissait avoir beaucoup de chance d’être programmée pour la seconde fois de sa jeune carrière en un si bel endroit.

C’était une bien belle soirée, sous les étoiles de la bastide gersoise de Marciac, et tant que la musique vivra… nous serons là.

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